Le RNDDH détaille les liens entre des autorités haïtiennes et les bandits

Le directeur exécutif du réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance, a laissé croire, le 19 octobre 2021, au micro de la presse, que la caisse d’assistance sociale (CAS), est sous le contrôle du chef de gang de la troisième circonscription de Port-au-Prince, connu sous le sobriquet « Kris La ». 35 millions de dollars américains, continue Pierre Espérance, est la somme que le ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales (MICT) avait accepté de donner aux bandits de G9 suite à une entente, afin de permettre au gouvernement d’aller faire le 17 Octobre dernier, l’offrande florale traditionnelle au pont-rouge.

Le vendredi 15 octobre, les autorités haïtiennes ont donné à l’avance 21 millions de dollars à la bande armée dirigée par l’ex-policier, Jimmy Chérizier dit Barbecue tout en promettant d’envoyer les 15 Millions restant du montant conclu, a voulu faire croire le militant pour la défense des droits de l’homme. Les bandits du G9 ont pris l’argent donné par le MICT et ont empêché aux officiels d’aller au pont rouge le 17 octobre 2021, a-t-il continué d’expliquer.

« Le Premier ministre était au courant des négociations. D’ailleurs, il doit donner son autorisation pour le décaissement de l’argent », a analysé le responsable du RNDDH.

Pierre Espérance continue en racontant que des policiers surtout ceux des unités spécialisées particulièrement CIMO étaient au courant que le gouvernement a donné de l’argent aux bandits, ils avaient par conséquent décidé de ne pas sécuriser les officiels qui voulaient aller au pont rouge. Les dirigeants de l’État paient des bandits pourtant les frais des primes de risque pour les policiers des unités spécialisées ne sont pas réguliers. Les policiers de la DCPJ ont l’habitude de les recevoir après 6 jusqu’à 8 mois de retard, a-t-il ajouté.

« Le pays a un problème de gouvernance. Le bateau n’a pas de capitaine : l’insécurité augmente, les bandits deviennent plus arrogants, ils occupent beaucoup plus de territoire, a argué M. Pierre. Même avec le soutien de l’étranger a-t-il estimé, il est difficile d’éradiquer l’insécurité car il y a une alliance entre les autorités haïtiennes et les gangs armés ».

« De 2020 à nos jours, une trentaine de policiers a quitté l’institution policière pour aller à l’étranger. Au cours d’une enquête sur un gang armé opérant à routes de frère, tout près du parc du souvenir, des enquêteurs de la DCPJ étaient trahis par des autorités de l’État et ils ont été obligés de quitter le pays », a laissé croire le directeur exécutif du RNDD.

C. E/Image7

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