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Haïti-Crise : Quand un parlementaire se rend compte que les dirigeants n’inspirent pas confiance à la population 

L’État est constitué des trois pouvoirs, faut-il souligner en faisant référence à Charles Louis de Secondat dit Montesquieu. L’actuel président du Sénat, le premier des 10 élus restant du pays, Joseph Lambert, ce mercredi 27 octobre 2021, lors d’une interview, laisse entendre que les dirigeants en Haïti n’inspirent pas confiance à la population. Le deuxième personnage constitutionnel du pays se plaint, propose la fusion de tous les accords, critique la gouvernance du Premier ministre Ariel Henry tout en déclarant que le pays est en train de trépasser entre les mains d’un ensemble d’amateurs inactifs.

« Nous avons un pays qui se trouve dans une phase de décomposition, il y a péril en la demeure. Le pouvoir doit s’exercer, il doit être créatif et il doit y avoir des dialogues de façon permanente », soutient le sénateur Joseph Lambert.

Aujourd’hui, croit l’ancien président provisoire désigné par le Sénat, que le débat n’est pas de comparer les accords mais de les fusionner : accord Montana, accord du 11 septembre dernier, la proposition des universitaire, la population de la structure « Mache pou lavi », la résolution du sénat entre autres. Tout le monde doit se mettre ensemble pour analyser la question car il n’y a pas de recettes pour les choses compliquées, ajoute-t-il.

Face aux circonstances, l’intérêt d’un groupe ne doit pas être priorisé. Il faut de grandes mesures pour apprécier ce grand malheur. Il faut le concours des grandes élites. La situation actuelle exige plus de concertation surtout avec les structures ayant des idéologiques différentes, argumente le représentant du Sud-Est au parlement.

À entendre Joseph Lambert, on peut attribuer l’auteur de ses dires à un simple citoyen qui n’a jamais eu l’occasion de diriger l’État à un certain niveau, un simple citoyen qui crie assez pour la durée de la grève des acteurs du secteur pétrolier, un simple citoyen qui exige aux membres des trois pouvoirs de l’État d’assumer leur responsabilité.

Le constat est un fait, le danger est réel mais il semble que le messager ne correspond pas au message en considérant que le porteur du discours est un sénateur en fonction, est le président du grand corps, occupe durant les dix dernières années de grandes responsabilités au niveau de l’État.

Dire que les dirigeants n’inspirent pas confiance à la population, c’est pointer du droit à toutes les autorités de l’État en général alors Joseph Lambert est conscient qu’il en fait partie et de plus c’est un aveu d’impuissance, à l’instar de sa volonté de prendre la commande de la Présidence.

Vu la complexité de l’actuelle crise et la lutte des acteurs politiques pour le pouvoir, l’arrivée des dirigeants espérée, à la tête de l’État semble être lointaine.

C. E/Image7

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