Décret électoral : l’Exécutif envisage des modifications à quelques jours de la fin des inscriptions

À quelques jours de la clôture des inscriptions en ligne, le décret électoral pourrait déjà être remis sur la table. Après une rencontre avec le Conseil électoral provisoire (CEP), le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé aurait pris acte des préoccupations exprimées par plusieurs structures politiques au sujet des articles 153 et 288, ouvrant la voie à une éventuelle modification du texte, voire à une prolongation du calendrier d’inscription.
Selon les informations disponibles, l’Exécutif aurait demandé au CEP de prendre en considération les inquiétudes soulevées autour de certaines dispositions du décret électoral. L’article 153, notamment, fait l’objet de contestations de la part de plusieurs acteurs politiques. À quatre jours de la fin prévue des inscriptions en ligne, le calendrier électoral pourrait ainsi connaître un nouvel ajustement. Une prolongation de la période d’inscription des candidats est également évoquée, ce qui pourrait permettre aux formations politiques de disposer de davantage de temps pour se conformer aux nouvelles éventuelles règles.
Cette situation relance surtout le débat sur la préparation du processus électoral et sur la cohérence des décisions prises par les autorités. Si le gouvernement reconnaît aujourd’hui la nécessité de remanier un décret jugé contraire à certaines dispositions constitutionnelles, la question de sa propre responsabilité se pose inévitablement. Le texte avait déjà fait l’objet de modifications par le pouvoir avant sa publication. Dès lors, pourquoi les irrégularités dénoncées n’ont-elles pas été corrigées en amont ? Cette nouvelle volte-face donne du poids aux critiques formulées depuis plusieurs semaines, notamment par l’éditorialiste de Métronome, qui avait prévenu que les dispositions du décret risquaient de rendre pratiquement impossibles les élections.
Au-delà des querelles juridiques et politiques, c’est désormais la crédibilité du processus électoral qui se retrouve en jeu. À mesure que le calendrier avance, chaque modification nourrit davantage l’incertitude. Le défi pour l’Exécutif et le CEP sera donc de corriger ce qui doit l’être sans donner l’impression de piloter un processus improvisé.