Kenscoff : L’OPL dénonce l’inaction de l’État et réclame une offensive sécuritaire

L’Organisation du peuple en lutte (OPL) monte au créneau après les violences qui ont endeuillé Kenscoff. Dans une déclaration rendue publique le 26 août 2026, le parti condamne avec fermeté les attaques des gangs armés contre la population et appelle l’État à sortir de son attentisme. Le document, signé par Kétel Jean-Philippe, coordonnateur général a.i. de l’OPL, traduit la volonté de la formation politique de placer la réponse sécuritaire au cœur du débat. L’organisation réclame notamment des mesures immédiates pour protéger les habitants, secourir les victimes et rétablir l’autorité publique dans les zones menacées.
L’OPL s’en prend particulièrement à la réponse des institutions chargées de la sécurité. Le parti dénonce la situation de la population, livrée selon lui à la violence, et questionne ouvertement l’efficacité de la Police nationale d’Haïti (PNH) et de la Force de répression des gangs (FRG). Parmi ses principales revendications figurent le renforcement de la présence policière à Kenscoff, la pleine opérationnalisation de la FRG et des unités spécialisées, mais aussi la mise en place d’un dispositif permettant aux personnes déplacées de retrouver leurs communautés dans des conditions sécuritaires.
La formation politique réclame également une assistance humanitaire urgente en faveur des victimes et la traduction en justice des auteurs des violences. Elle appelle parallèlement les organisations de la société civile, les Églises, le secteur privé et les partis politiques à unir leurs forces face à la détérioration de la situation. Pour l’OPL, l’insécurité produit désormais des conséquences qui dépassent largement le seul domaine sécuritaire, avec des répercussions sur les déplacements, les écoles, les hôpitaux et l’économie locale.
À travers la déclaration signée par son coordonnateur général a.i., Kétel Jean-Philippe, l’OPL adresse un message sans détour aux autorités : l’État doit reprendre l’initiative. Pour le parti, la protection de la population ne peut plus attendre et doit se traduire par des actions concrètes, évaluables et capables de mettre fin à l’emprise des gangs.