Arcahaie : Sous-Rigole et Vignier portent encore les stigmates des violences de Viv Ansanm, une vingtaine de corps constatés par des journalistes locaux

La situation demeure particulièrement préoccupante dans les localités de Sous-Rigole et de Vignier, dans la commune de l’Arcahaie. Lors d'une visite sur le terrain, des journalistes de la commune ont constaté la présence d'une vingtaine de cadavres, dont plusieurs en état de décomposition avancée. Des maisons incendiées, des biens emportés et des odeurs insupportables composent désormais le décor laissé par les attaques attribuées aux gangs armés de la coalition Viv Ansanm.
Les traces du passage des groupes armés sont encore visibles dans ces deux localités. Au cours de leurs déplacements, les journalistes ont découvert plusieurs corps sans vie abandonnés dans différents endroits, certains à proximité des habitations. L'état de décomposition de plusieurs dépouilles rend l'atmosphère particulièrement difficile à supporter. Les odeurs nauséabondes qui se dégagent des lieux témoignent également de l'urgence d'une intervention sanitaire.
À ces pertes humaines s'ajoutent des dégâts matériels considérables. Plusieurs maisonnettes ont été incendiées, tandis que des objets et d'autres biens appartenant aux résidents ont été emportés. Les habitants de ces secteurs doivent ainsi faire face aux conséquences d'une violence qui a profondément bouleversé leur environnement et leurs conditions de vie.
Il importe de préciser que la vingtaine de cadavres mentionnée correspond exclusivement aux corps constatés par les journalistes de la commune lors de leur passage sur le terrain. Ce chiffre ne représente nullement un bilan exhaustif des victimes. Jusqu'à présent, les autorités compétentes n'ont publié aucune évaluation officielle permettant de déterminer le nombre total de personnes tuées et l'ampleur exacte des destructions.
Devant cette situation, le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) est particulièrement attendu. Une intervention rapide est nécessaire pour organiser le ramassage des dépouilles, assurer leur prise en charge dans des conditions dignes et procéder à l'assainissement des espaces touchés. La décomposition des corps et les odeurs persistantes constituent une urgence sanitaire qui ne peut être ignorée.
Au-delà des images de destruction, Sous-Rigole et Vignier rappellent aujourd'hui le coût humain des violences armées dans l'Arcahaie. Alors que les familles attendent des réponses et que les besoins sanitaires deviennent pressants, la population espère une réaction rapide des autorités, notamment pour établir un bilan officiel et accompagner les communautés durement éprouvées.