Kenya : l’effondrement d’un immeuble de 18 étages à Nairobi déclenche une vaste opération de secours

Un bâtiment de 18 étages en cours de construction s’est écroulé vendredi 23 octobre 2026 dans le quartier commercial d’Eastleigh, à Nairobi, la capitale kényane. Alors que des personnes étaient susceptibles de se trouver sous les décombres, les équipes de secours ont été mobilisées pour rechercher d’éventuels survivants. L’absence de certificat d’occupation du bâtiment soulève également des interrogations sur le contrôle des constructions.
L’effondrement s’est produit aux environs de 13 heures, le long de la 9e rue, sur Yusuf Haji Avenue, dans un secteur où se côtoient commerces et habitations. Au moment du drame, des ouvriers poursuivaient les travaux sur les parties supérieures de l’immeuble, tandis que des activités commerciales étaient exercées dans les niveaux inférieurs. Des policiers, des secouristes et des agents de la Croix-Rouge kényane sont intervenus sur les lieux, avec l’appui d’excavatrices pour dégager les débris de béton. Dans son dernier bilan communiqué vendredi, la Croix-Rouge a confirmé le transfert de deux blessés à l’hôpital national Kenyatta et annoncé que 26 personnes précédemment signalées comme disparues avaient été retrouvées et identifiées. Les recherches se poursuivaient afin de vérifier si d’autres personnes étaient encore ensevelies.
Au-delà du bilan humain, cet accident remet au premier plan la question du respect des règles de construction dans la capitale kényane. Le gouverneur de Nairobi, Johnson Sakaja, a indiqué que l’immeuble avait obtenu une autorisation de construire, mais ne disposait pas d’un certificat d’occupation. Cette distinction soulève des questions sur les conditions dans lesquelles des commerces ont pu fonctionner alors que le chantier n’était pas achevé. Les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances précises de l’effondrement et établir d’éventuelles responsabilités. La police a également averti que des poursuites pourraient être engagées contre toute personne dont la négligence serait démontrée.
Alors que les opérations de secours se poursuivent, les causes de l’effondrement restent à établir officiellement. Les conclusions de l’enquête devront notamment éclaircir les conditions de sécurité du chantier, le respect des normes applicables et les éventuelles défaillances ayant pu contribuer à la catastrophe. À Nairobi, ce drame rappelle les risques humains associés à l’urbanisation rapide lorsque le contrôle des constructions et les exigences de sécurité sont mis en question.