Année scolaire 2021-2022 : le Challenge du grand Sud c’est de trouver comment utiliser les temps libres des élèves, analyse l’ex-ministre de l’éducation, Nesmy Manigat

Officiellement ce 21 septembre 2021, les élèves retournent en salle de classe. Pour les élèves des trois départements frappés par le séisme du 14 Août écoulé, l’entrée des classes est fixée au 4 Octobre prochain. L’ancien ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP), Nesmy Manigat, au cours d’une analyse, ce mardi 21 septembre 2021, avance que le challenge pour le département du Sud pendant l’année scolaire 2021-2022, est de trouver comment utiliser les temps libres des élèves.

Durant les deux dernières années, s’il y avait enseignement, il n’ y avait pas pour autant d’apprentissage en tenant compte du nombre de jours de classe parallèlement au nombre de jours d’apprentissage, affirme Nesmy Manigat.

« Pièces théâtre, radio, télévision », sont des moyens pour utiliser les temps libres des élèves accessoirement au temps scolaire normal, qui est de 185 jours.

Nesmy Manigat croit que tout le développement cognitif de l’enfant se fait à l’intérieur d’un village. L’enfant, affirme-t-il, ne pourra pas réussir si tout le village n’est pas mobilisé. « Parents, directeurs d’école, enseignants, l’entourage des élèves regroupant les personnes qui assurent leur transport, leur alimentation. De plus, le programme communiqué par le ministère de l’éducation », sont parmi les éléments nécessaires du village, énumère l’ex-ministre.

« Il nous faut un projet d’école, capable de renforcer l’État et de construire la nation, plaide le professeur. La rentrée des classes renvoie à la culture, à un rêve, un sentiment d’appartenance. Malgré l’instabilité politique et la crise, l’école doit fonctionner. Ceci, même en temps de guerre », poursuit-il.

Augmenter la vitesse de l’enseignement est simple : Disposer beaucoup plus de financements, renforcer les infrastructures, multiplier les équipements, former les professeurs, explique l’éducateur.

Nesmy Manigat mentionne que cette école haïtienne à multiples destinations formant des diplômés non reconnus par les instances Étatiques, formant des diplômés pour l’étranger, est un travail qui concerne toute la société. Cela dépasse la capacité d’un ministre et même d’un président de la République.

« Construire cette communauté de paix, aucun pays étranger ne peut le faire pour nous et ne le fera jamais. Il revient à nous de le faire », insiste l’ancien titulaire du MENFP.


C. E/Image7

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