Situation des droits humains en Haïti pour l’année 2020 : Me Gédéon Jean analyse

Le directeur exécutif du centre d’analyse et de recherche en droits humains (CARDH), Me Gédéon Jean, laisse croire au cours d’une intervention dans la presse, ce mercredi 30 décembre 2020 que le pouvoir en place a la velléité de violer les droits de l’homme. Pour analyser les droits de l’homme, il faut considérer d’abord la gouvernance publique, comment s’exerce-t-elle, car on parle de droits humains lorsqu’on est dans un État de droit, précise le professeur d’université.

Lorsqu’on parle de droits de l’homme, ce sont l’ensemble des droits permettant à un humain de vivre dans la dignité, souligne Me Gédéon Jean. Il revient à l’État de garantir la jouissance de ses droits à travers trois obligations, « obligation de respecter, obligation de protéger et celle de mettre en œuvre » , explique l’homme de loi.

La souveraineté réside dans l’universalité des citoyens, rappelle le défenseur des droits de l’homme en se référant à la constitution. La non réalisation des élections dans le délai légal est une violation des droits des citoyens d’élire leurs représentants ou de se faire élire, mentionne-t-il.

Plus loin, le professeur de droit international et de droits humains explique ce que c’est l’expression, « violation de droits humains ». Cela a un rapport de verticalité entre l’État et le citoyen, on parle de violation des droits de l’homme quand l’État qui a obligation de protéger les droits fondamentaux, cause préjudice à un citoyen dans la jouissance de l’un de ses droits, laisse comprendre l’avocat.

Par ailleurs, pour la dirigeante du RNDDH, Marie Rosie Kesner Auguste Ducénat, la santé des droits de l’homme en Haïti est en mauvais état.

« Les droits sociaux relatifs à la santé, à l’éducation , au logement, ne sont pas garantis, argumente Marie Rosie K. Auguste Ducénat en ajoutant comme exemple la mauvaise gestion de la pandémie de Covid-19 au cours de laquelle plusieurs dépenses ont eu lieu sans aucun rapport, avance-t-elle » .

Le programme alimentaire mondial (PAM), avait prévu que 4 millions d’haïtiens étaient exposés à l’insécurité alimentaire aigüe. Pour mars 2021, l’organisation prévoit que la moitié de la population haïtienne pourrait être exposée à l’insécurité alimentaire aigüe , rappelle la militante des droits de la personne humaine.
« Dans la situation actuelle, on ne peut pas parler des droits de l’homme car Jovenel Moïse est de mauvaise foi », tance Me Gédéon Jean.

Dans un pays où ceux qui ont pour mission de protéger les droits des citoyens sont ceux qui les violent, la population reste le dernier rempart pour faire sentir qu’elle n’est pas d’accord, déclare le responsable du CARDH.

C. E/Image7

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