Religieux séquestrés: « Lanmò san jou » menace de passer à l’action dans 24 heures si Jovenel Moïse ne dit rien

Neuf des dix religieux kidnappés le 11 avril 2021 par le gang « 400 Mawozo » sont encore en état de séquestration. Le chef dudit groupe armé  » lanmo San jou « , au cours d’une interview ce lundi 19 avril 2021 lance un ultimatum de 24 heures pour que la demande de la bande soit satisfaite sinon ils vont décider. Nous étions associés à quelqu’un, maintenant nous avons changé de camp, ils sont fâchés. Jovenel Moïse sait ce qu’il doit faire, laisse-t-il entendre sans donner d’explications.

« À partir d’aujourd’hui, nous n’allons rien leur donner à manger car nous n’avons pas un hôpital ni orphelinat. Une autre phase est franchie, a soutenu le chef de gang en rassurant que les kidnappés se portent bien.

« je leur avais demandé de rendre muet mes armes, comme résultat ils sont venus de préférence détruire ma maison, les abris appartenant à de pauvres citoyens. Je leur avais annoncé que je vais mettre mes pieds sur terre, qu’ils seront touchés jusqu’aux os, s’est vanté le numéro 1 du gang 400 Mawozo, opérant à la Croix-des-Bouquets.

Jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons effectué aucun kidnapping, a laissé entendre
« Lanmò San jou ». Les plus importants pour nous, ce sont les deux français car ils ont contribué à rendre le pays pauvre, a-t-il continué.

Sans faire de personnalité, le chef de file de la bande armée  » 400 Mawozo  » enchaîne en insistant, « ils savent ce qu’ils doivent faire ».

Questionnant « lanmo San jou », à propos de la condition de libération des otages, celui-ci fait savoir que c’est une affaire privée, il ne peut pas le dire dans la presse.

« Malheur à eux. J’ai appris qu’ils ont l’intention de nous cerner. Je leur mets au défi de venir même sur la route nationale. Mwen tap gaye wonn nan, a averti le bandit.

Il est important de souligner que les bandits du groupe armé 400 Mawozo » avaient enlevé 10 religieux dont 2 français qui allaient à la cérémonie d’installation du révérend prêtre Arnel Joseph dans une paroisse. Le mercredi 14 avril 2021, en raison de la dégradation de l’état de santé de la mère du prêtre, Mme Oxane Dorcelus, les malfrats l’ont libérée, a confirmé
« Lanmò san jou ».

« Nous ne sommes pas nés avec les armes. Tout le monde fait de la politique. Nous le faisons à notre manière », soutient le chef de 400 mawozo basé à la croix-des-bouquets.

« Lanmò San jou » annonce que le traitement donné aux religieux va être changé, qu’ils ne vont pas avoir de la pitié pour eux car neuf jours de séquestration, c’est déjà trop. La condition de libération n’est pas publique, aucune rançon n’est révélée.

À rappeler, le révérend père Frantz Petit-Homme avait fait savoir la semaine écoulée que l’église catholique n’entend pas verser de rançon. Il déclare que les kidnappés doivent être libérés sans aucune rançon.

C. E/Image7

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