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Procès Sanon aux États-Unis : Martine Moïse évoque Antonio « Don Kato » Cheramy à la barre

Le procès fédéral de Christian Emmanuel Sanon aux États-Unis a connu un nouveau développement mercredi avec l’évocation du nom de l’ancien sénateur Antonio « Don Kato » Cheramy par Martine Moïse. Témoignant dans le dossier de l’assassinat de Jovenel Moïse, l’ancienne Première dame a fait référence à des déclarations publiques de l’ex-parlementaire ainsi qu’à une photographie le montrant avec l’accusé.

Au cours de son témoignage, Martine Moïse a été interrogée sur les personnes qui, selon elle, auraient pu représenter une menace pour son mari avant son assassinat. Elle a alors rappelé une déclaration attribuée à Antonio Cheramy concernant le 18 novembre, date anniversaire de la bataille de Vertières. Selon les éléments rapportés à l’audience, l’ancien sénateur aurait déclaré en créole : « Lè yon opozan kanpe li di, 18 novanm sa a, se dènye 18 novanm Jovenel ap wè, sa montre li te konnen yon bagay ». Cette déclaration a été évoquée dans le contexte des inquiétudes exprimées par l’ancienne Première dame.

Le témoignage de Martine Moïse a également porté sur une photographie présentée comme montrant Antonio Cheramy aux côtés de Christian Emmanuel Sanon. La présence de cette image dans les éléments évoqués à l’audience intervient alors que Sanon comparaît devant la justice fédérale américaine pour son rôle présumé dans le complot ayant entouré l’assassinat du président Jovenel Moïse. Le fait que le nom de Cheramy ou sa photographie aient été mentionnés au procès ne constitue toutefois pas, en soi, une preuve de sa participation au meurtre.

L’évocation de l’ancien sénateur intervient alors que la justice américaine poursuit l’examen des circonstances ayant précédé et entouré l’assassinat de Jovenel Moïse, tué le 7 juillet 2021 dans sa résidence privée à Pèlerin 5. Le témoignage de Martine Moïse apporte ainsi aux débats des éléments portant notamment sur les déclarations publiques et les relations de certaines personnes citées dans le dossier.

Le procès se poursuit aux États-Unis avec l’audition de témoins et l’examen des éléments présentés par l’accusation et la défense. Les responsabilités individuelles devront être établies sur la base des preuves soumises à la juridiction compétente, au-delà des seules déclarations ou associations évoquées au cours des audiences.

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