Haïti : le Conseil des ministres adopte le budget 2026-2027 et relance la réforme fiscale

Le Conseil des ministres réuni mercredi 30 septembre a adopté le projet de budget de l’exercice fiscal 2026-2027, à la veille de l’ouverture de la nouvelle année fiscale. La réunion a également consacré l’entrée en vigueur du nouveau Code fiscal et accordé des funérailles nationales à l’ancien sénateur du Sud, Jean François Syldor, décédé la semaine dernière.
À quelques heures du début du nouvel exercice fiscal, le gouvernement a donc arrêté le cadre budgétaire devant guider les recettes et les dépenses publiques pour 2026-2027. Cette adoption intervient dans un contexte où les autorités cherchent parallèlement à renforcer la mobilisation des ressources de l’État. Le nouveau Code fiscal, adopté initialement par décret le 19 décembre 2022, doit entrer en application à compter du 1er octobre 2026, après plusieurs années de préparation et de consultations autour de sa mise en œuvre.
Sur le volet fiscal, cette réforme marque une nouvelle étape dans la modernisation du système de collecte des recettes publiques. Le ministère de l’Économie et des Finances et la Direction générale des impôts ont multiplié les démarches préparatoires au cours des derniers mois afin d’accompagner l’application du nouveau dispositif. Le gouvernement devra désormais traduire ces décisions en mesures concrètes, tant dans l’exécution du budget que dans l’application des nouvelles règles fiscales.
Le Conseil des ministres a également décidé d’accorder des funérailles nationales à Jean François Syldor, ancien sénateur du département du Sud, décédé après une longue maladie. Cette décision vient compléter une séance marquée à la fois par des mesures touchant aux finances publiques et par un hommage officiel à une figure de la vie politique haïtienne.
L’entrée dans le nouvel exercice fiscal s’effectue ainsi avec deux échéances majeures : l’exécution du nouveau budget et la mise en œuvre du Code fiscal. À cela s’ajoute l’hommage de l’État à Jean François Syldor, dont les funérailles nationales doivent désormais être organisées selon les dispositions arrêtées par le gouvernement.