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Les États-Unis décrètent un embargo sur le pétrole russe

Image7 avec le courrier international, le 8 mars 2022.-

Le président américain Joe Biden a annoncé mardi 8 mars 2022, l’interdiction des importations de pétrole et de gaz russes aux États-Unis. La presse américaine s’inquiète de la réaction des pays européens et craint “une fracture dans l’unité occidentale contre Poutine”.

Le président américain Joe Biden a annoncé ce mardi que “le pétrole russe ne sera plus accepté dans les ports des États-Unis”. “Avec cette interdiction, le peuple américain va porter un nouveau coup puissant à la machine de guerre russe”, a-t-il ajouté.

De fait, “cette décision représente l’une des mesures les plus ambitieuses prises par les États-Unis contre Moscou depuis le début de la guerre et pourrait avoir de graves conséquences géopolitiques car le prix du pétrole a déjà monté en flèche depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, créant de considérables coûts supplémentaires pour les entreprises et les consommateurs”, analyse le Los Angeles Times.

Cet embargo n’a d’ailleurs été décidé qu’au terme de vifs débats au sein même de l’administration américaine et entre les États-Unis et leurs alliés occidentaux, explique le Financial Times. “Joe Biden a fait face à de fortes pressions de la part des membres du Congrès, républicains et démocrates, pour interdire les importations de pétrole russe, mais dans un premier temps il a résisté pour tenter de garantir l’approvisionnement des marchés mondiaux de l’énergie et d’éviter que les prix du pétrole n’augmentent fortement aux États-Unis.”

“Conséquences considérables”

Alexander Novak, vice-Premier ministre russe, avait averti lundi qu’une interdiction pourrait faire plus que doubler les prix du pétrole jusqu’à 300 dollars le baril contre environ 130 actuellement, rapporte le quotidien économique britannique.

La Russie produit actuellement environ 11 % du pétrole mondial, soit environ 10,5 millions de barils par jour, précise le quotidien de Los Angeles. Même si le pétrole russe ne représente que 8 % des importations américaines et 4 % de la consommation de produits pétroliers aux États-Unis, les répercussions de cet embargo seront ressenties dans le pays. “La hausse des prix de l’essence peut avoir des répercussions sur de nombreux secteurs de l’économie. Les compagnies aériennes augmentent leurs prix, les automobilistes réduisent leurs déplacements et les prix des produits livrés par la route augmentent également, créant une nouvelle vague de pressions inflationnistes.”

Mais une mesure équivalente aurait des conséquences beaucoup plus lourdes pour certains pays européens, avertit Politico, qui anticipe une “fracture dans l’unité occidentale contre Poutine”. “L’Europe dépend de la Russie pour 27 % de ses importations de pétrole brut, 47 % de ses importations de charbon et 41 % de ses importations de gaz. Et le continent est toujours hanté par les crises gazières de 2006 et 2009, lorsqu’il a souffert de ruptures d’approvisionnement en provenance de Russie.

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