Haïti-Insécurité: Des autorités Dominicaines participent dans l’approvisionnement des bandits haïtiens en armes, révèle une organisation des droits humains

À Fonds-Verrettes, dans le département de l’ouest, il y a une pratique comme le troc, entre des haïtiens et des dominicains. Les haïtiens donnent des produits alimentaires locaux surtout des fruits, du manioc, des bananes aux dominicains en échange à des armes à feu, révèle le président de l’organisation militant dans le domaine des droits de l’homme dénommée « Centre Karl lévêque », père Gardy Maisonneuve, ce mi- octobre dans les médias haïtiens.

Auparavant les dominicains donnaient des armes de calibre 9mm. Maintenant ils donnent des fusils d’assaut, précise Père Gardy Maisonneuve. À Forêts des Pins comme à Fonds-Verrettes, il n’ y a aucun contrôle, des notables assurent la fonction de policier, de juge de paix. Il vous faut dix mille (10.000) gourdes pour un constat, explique-t-il.

Le centre, c’est le département où circulent beaucoup plus d’armes à feu dans le pays. Un soldat dominicain est prêt à vous donner une arme pour n’importe quelle offre significative. Les autorités haïtiennes sont au courant, ils se taisent prétextant qu’elles sont elles-mêmes en sécurité, laisse croire le prête.

« Il y a une complicité entre ceux qui se disent entre amis d’Haïti et les autorités haïtiennes. Au lieu de parler d’élections, il serait mieux de nous aider à guérir la maladie, déclare le militant des droits humains. Pour voyager à l’aide d’une simple inspection, ils savent que vous avez un déodorant à l’intérieur de votre valise sans aucune nécessité de l’ouvrir voire pour une valise d’armes à feu, analyse-t-il dans la foulée.

« Des leaders religieux, politiques sont invités parfois en République dominicaine, et ont l’habitude de recevoir des argents pour déstabiliser le pays, veut faire croire avec beaucoup de certitude le responsable du centre Karl lévêque. J’ai une liste de noms de ces leaders. J’ai l’habitude de les voir en République dominicaine. D’ailleurs, je suis un étudiant d’une Université Dominicaine, argumente-t-il » . 

Quand ça marche mal chez vous, c’est profitable, avantageux pour le voisin, souligne Père Maisonneuve. Des jeunes haïtiens versent des millions de dollars américains dans les Universités dominicaines par manque d’université en Haïti. Les commerçants haïtiens achètent des produits laitiers pour des millions de dollars américains en République dominicaine par manque de production dans leur pays. Par manque de capacité de production afin de se nourrir on est obligé d’aller manger les  fatras dominicains, fustige-t-il au cours de son analyse.

« Malheureusement nous avons une bande de crétins à la tête de l’État qui ne savent pas qu’ils n’occupent pas la fonction pour leurs intérêts, qu’ils peuvent laisser leur nom de manière positive, de marquer leur passage au poste comme de grands chefs qui étaient au service de la communauté», a regretté Père Gardy Maisonneuve.

C. E /Image7 

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