Haïti-Économie : Etzer Emile fait le diagnostic de l’économie haïtienne pour l’année 2021

Le produit intérieur brut (PIB) du pays était de 1.2 % en moyenne pendant plusieurs années. Cependant, en 2021 la croissance est de – 1,8 %, souligne l’économiste Etzer Emile au cours d’une analyse, ce mardi 11 janvier 2022. Il est important de rappeler que le PIB est la valeur ajoutée annuelle c’est-à-dire le nombre de richesse produite pendant une année, ajoute-t-il.

« Depuis 2014, le pays connaît un ralentissement économique. En 2020, l’économie du pays affiche une croissance négative, détaille le professeur d’Université. Le PIB diminue progressivement, parallèlement, la population haïtienne croît à 1.5 % en moyenne par année, continue Etzer Emile ».

L’économiste poursuit en mentionnant que seulement 31% des ressources de l’État proviennent des recettes collectées c’est-à-dire plus de deux tiers (2/3) des dépenses publiques ne proviennent pas des recettes collectées. Selon lui, la vie chère et le manque de création de richesse sont les deux plus grands fardeaux auxquels les haïtiens font face.

« L’investissement public est, moins de 9 milliards de gourdes, soit 90 millions de dollars américains, ce qui signifie qu’il n’y avait pas de construction d’hôpitaux, d’écoles, d’infrastructures routières et autres, durant l’année, explique le professionnel de l’économie. Ce n’est pas à cause d’un manque de moyens financiers, enchaîne-t-il, mais de préférence, c’est parce qu’il n’y avait pas d’initiatives à caractère social ».

« Le taux d’importation pour l’année 2021 est de 5.2 milliards de dollars, pourtant pour répondre à ses dépenses, l’État haïtien s’est obligé d’aller chercher de l’argent dans des institutions comme la BRH, l’ONA et la BNC. Cela prouve qu’il y a quelqu’un qui empêche le trésor public d’encaisser de l’argent, déduit le présentateur de l’émission ÉDUCATION ÉCONOMIQUE, diffusée sur la RTVC.

Pour que l’économie haïtienne soit différente et meilleure au cours de l’année 2022, il suffit, d’après Etzer Emile, de créer un bon environnement des affaires, à savoir : lutter contre la corruption, construire des routes, rétablir la sécurité. Malheureusement, je n’ai pas cette sensation que les autorités aient cette volonté. Je ne sens pas qu’il va y avoir de la stabilité cette année, analyse t-il.

C. E/Image7

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