Evalière Beauplan : « Le président Jovenel Moïse était prêt à confier à l’opposition politique 95% des postes gouvernementaux mais les opposants ne pouvaient pas s’entendre »

Approximativement un mois et demi après l’assassinat du président Jovenel Moïse, des révélations surgissent au jour le jour. L’ancien sénateur du Nord-Ouest, Evalière Beauplan, au cours d’une interview, ce 20 Août 2021, sur la Radio Métropole, a révélé que Jovenel Moïse était prêt à confier à l’opposition politique 95 % des postes d’un nouveau gouvernement dans le but de résoudre la crise. Pourtant, les membres de l’opposition étaient dans l’ impossibilité de s’entendre.

Dès la publication par le CEP, des résultats des élections présidentielles de 2016 déclarant Jovenel Moïse président de la République d’Haïti. Celui-ci était contesté et a connu durant toutes ses années au pouvoir beaucoup de mouvements populaires visant à exiger sa démission dont la pratique connue sous le nom de « Pays lock ».

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À maintes reprises et dans le but d’atténuer les tensions, le fondateur de l’Agritans était obligé de nommer des acteurs de l’opposition dans l’administration publique, parfois comme chef du gouvernement : Les cas de Jean Henry Céant, Mathias Pierre en sont des exemples.

Jovenel Moïse pointait du doigt, bon nombre de fois, à un groupe d’opposants dit opposition radicale qui jurait de ne jamais rencontrer voire cohabiter avec lui. De leur côté, ces dirigeants politiques ont indiqué que le locataire du Palais national n’était pas honnête, qu’il ne garde pas ses dires, qu’il ne tient pas ses promesses.

À cause de la faiblesse, de l’inexistence de certaines institutions publiques, l’ambiguïté des lois, la date de la fin du mandat du titulaire de la Présidence, faisait objet de débat. Pour différents secteurs de la vie nationale, des structures de la société civile, de la majorité des organisations politiques, à partir de 7 février 2021, Jovenel Moïse, constitutionnellement, selon l’article 134-2, n’était plus le premier citoyen de la nation. Pour M. Moïse légalement, la fin de son mandat était fixée au 7 février 2022.

À partir de la révélation de l’ancien questeur du Sénat dans la 49ème législature, une question est fondamentale : les opposants du président Jovenel Moïse avaient-ils librement décidé de ne pas cohabiter avec lui ou ils n’ont pas pu participer dans un gouvernement par manque d’entente entre eux ?

C.E/Image7 

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