Echec de la position unique du Sénat, Joseph Lambert fixe seul sa position 

À part le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire ( CSPJ), qui a donné sa position publique sur la date marquant la fin du mandat de Jovenel Moïse, d’autre part le Sénat, une branche du pouvoir législatif serait une deuxième institution étatique ayant exprimé sa lecture sur l’article 134-2 de la Constitution si cet organe avait respecté son rendez-vous ce 7 février 2021. Faute d’une position commune des sénateurs, le président du grand corps fixe seul sa position. 

« En tant que sénateur et homme public, j’ai ma position personnelle. Je la maintiens et la professe jusqu’à ce moment précis. Elle réside dans le respect scrupuleux de la Constitution et des précédents dans l’application de certains articles notamment l’article 134-2 », communique le représentant du Sud-Est au sénat à travers une note.

Plus loin, Joseph Lambert confie que les dix sénateurs restants n’ont pas pu aboutir à une conclusion unique car les interprétations font polémique.

« Aussi me vais-je obliger de m’excuser auprès de la population parce que je ne peux pas lui apporter une parole inachevée en cette période d’accélération de l’histoire avec les derniers événements survenus  dans la frayeur des foyers et le désarroi de la classe politique », soutient l’ancien conseiller de l’ex-president Michel Joseph Martelly.

Pour une énième fois Joseph Lambert rappelle que seul un dialogue peut résoudre la crise. Je reste debout au chevet de mon pays malade. Je continue de parler les uns aux autres jusqu’à l’ultime tentative qui sortira Haïti de l’impasse, argumente-t-il. 

Entre-temps, malgré les différentes résolutions, notes, des institutions œuvrant dans la sphère du droit dont la FBH, le CSPJ, mentionnent que le mandat de Jovenel Moïse prend fin le 7 février 2021, le chef de l’État reste en poste et continue de faire des promesses. Va-t-il rester jusqu’au 7 février 2022 ? Qui peut l’ordonner de laisser la présidence ?

Soulignons que le conseil constitutionnel est l’instance prévue par la loi mère, chargée de statuer sur l’inconstitutionnalité, la violation de la Constitution. Malheureusement elle est inexistante et n’a jamais été constituée même pour une fois.

C. E/Image7 

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