Dossier Juge Yvickel Dabrézil : L’ANAGH dénonce la mise en disponibilité d’un greffier

Suite à l’ordonnance de mise en liberté de la Doyenne du tribunal de première instance de la Croix-des-Bouquets en faveur du Magistrat Yvickel Dabrézil, le 10 février 2021, le greffier de ce procès, Me Christophe Lesperance, a été mis en disponibilité sans solde par le ministre de la justice et de la sécurité publique, Me Rockfeller Vincent pour faute administrative grave. Le président de l’association des greffiers haïtiens(ANAGH), Me Ainé Martin dénonce ce jeudi 11 février 2021, au cours d’une interview, la décision du titulaire du MJSP et annonce une réaction sous peu de l’ANAGH.

La procédure administrative n’a pas été respectée lors de l’adoption de cette mesure, raconte Me Ainé Martin. Le ministère de la justice doit mettre la Doyen du tribunal ainsi que le commissaire du gouvernement au courant de la décision et ensuite écrire le CSPJ pour l’informer, explique le Juriste.

La lettre est effective dès sa réception par le greffier. Dès que le greffier n’a pas reçu la lettre, il n’est pas frappé de la décision, précise le président de l’association des greffiers. Même pour la nomination d’un greffier, dès qu’il n’a pas encore prêté serment, la lettre de nomination n’est pas effective qu’elle que soit sa date, poursuit-il.

Le greffier Christophe Lesperance a pris connaissance de la lettre après avoir siègé au tribunal statuant sur la légalité de l’arrestation des 18 personnes à Tabarre, y compris le Juge Yvickel Dabrézil, or, la correspondance est datée 9 février 2021. « Nous évitons d’imaginer que la lettre pourrait être antidatée c’est pourquoi j’entreprends des contacts pour demander au MJSP, de quoi s’agit il, laisse entendre Me Ainé Martin ».

« Au cas où la correspondance est antidatée, ça pourrait être aussi une erreur. Nous n’allons pas dire que c’était volontaire », analyse le dirigeant de l’ANAGH d’un air optimiste, tout en soulignant que le greffier n’avait commis aucune infraction.

Que tous les greffiers restent mobilisés et attendent le mot d’ordre de l’ANAGH, conseille le premier des greffiers à ses pairs.

C. E/Image7 

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