Dévastation du domicile de Me Camille Occius par des individus armés

Quatre individus armés ont pénétré, le lundi 30 novembre 2020, par effraction, la résidence du coordonnateur général de l’organisation de la citoyenne et du citoyen pour une nouvelle Haïti (OCNH), Me Camille Occius. Ces individus ont vandalisé la chambre du juriste et écrasé des objets, a rapporté la servante au défenseur des droits de l’homme. Ce groupe armé a indiqué qu’il était à la recherche de Me Occius.

Vu mon engagement dans des dossiers politiques, j’ai instruit l’ordre à ma servante d’identifier toute personne qui frappe à la barrière avant d’y ouvrir, a confié Me Camille Occius.

« Ces individus ont frappé plusieurs fois, la servante leur ignorait. Puis l’un d’entre eux a escaladé le mur de la maison et a exigé d’ouvrir la porte a rapporté l’homme de loi selon les dires de sa servante tout en précisant qu’il était absent lors du fait ».

Au cours des deux semaines écoulées, la servante avait informé le défenseur des droits humains que des individus l’appelaient par-devant la maison aux environs 7 heures du soir.

Pour le responsable de l’OCNH, cette attaque n’est qu’une menace, c’est un signe d’intimidation. Je vais faire ce que de droit, a-t-il laissé entendre.

« Au moment de l’action, la servante me l’avait communiquée. J’ai demandé à un ami d’y passer vérifier, a raconté l’avocat. Cet ami, poursuit Me Camille Occius, m’a dit qu’il a constaté un véhicule noir sans plaque d’immatriculation stationnant devant la maison, ayant à bord deux individus ».

Cela ne peut pas nous forcer à faire marche arrière. Il revient au conseil supérieur de la police nationale ainsi que la PNH de prendre leur responsabilité, a tancé le dénonciateur de l’illégalité du contrat de la fabrication des nouvelles cartes d’identification par la firme allemande Dermalog.

Me Camille Occius enchaîne en exprimant son regret de voir que des défenseurs des droits de la personne humaine luttant pour le respect de la loi, le respect des droits fondamentaux sont la cible des bandits.

« Je ferai tout ce que la loi me permettra dans le cadre de ce dossier, a indiqué l’avocat militant. L’État a l’obligation de sécuriser tous les citoyens se trouvant sur le territoire national, alors en tant que citoyen, l’État me le doit aussi », a martelé l’homme de loi.

E. C/ Image7

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