Crise post-Jovenel Moïse : N AP MACHE POU LAVI propose un document englobant les trois accords en débat

Le protocole d’entente du 5 juin dernier, l’accord proposant Joseph Lambert comme président de la République, l’accord du 30 août, sont les trois documents en discussion, visant tous à résoudre la crise actuelle, précise d’entrée de jeu, le directeur exécutif du centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH), Me Gédéon Jean, qui est aussi l’un des chefs de file du mouvement populaire N AP MACHE POU LAVI. L’homme de loi, par voie de presse, ce lundi 6 septembre 2021, indique que N AP MACHE POU LAVI propose un document qui unit les trois accords suscités, tout en argumentant.

« J’ai remarqué que tous les accords soulignent qu’ils visent l’intérêt du pays. Nous avons identifié fondamentalement les points communs et les différences des trois accords. En résumé, nous avons conclu qu’un autre accord n’est pas nécessaire, il suffit que les acteurs s’étendent », explique l’avocat.

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La différence entre les accords se situe au niveau de la nature de l’exécutif, soit monocéphale ou bicéphale. La grande majorité des acteurs plaident pour un exécutif bicéphale. Seul Ariel Henry veut un exécutif monocéphale. Pour ce qui à trait aux points communs, tous les documents parlent d’un besoin de sécurité, de justice, d’accès aux services sociaux de base, argue Me Gédéon Jean.

Au niveau de « N AP MACHE POU LAVI », nous jouons le rôle de facilitateur, nous aidons les acteurs, nous les encourageons à se positionner. Dorénavant, ce document que nous avons proposé va permettre de doter le pays de dirigeants légitimes, continue d’argumenter le professeur d’Université. On trouve de la légitimité à travers les élections, à défaut c’est au moyen d’un accord, ajoute-t-il.

« La question de sécurité, nous sommes tous d’accord que nous en avons besoin. Nous voulons la réalisation d’élections honnêtes. Nous sommes impatients de suivre le procès de l’affaire PetroCaribe, du dossier de l’assassinat du président Jovenel Moïse, de Diego Charles, Me Dorval, des habitants de Lasaline et autres, tente de convaincre le défenseur des droits de l’homme. Il y a une voie pour les trouver, la rédaction d’une petite constitution à travers la proposition peut nous aider », poursuit le spécialiste en droit.

Le responsable du CARDH enchaîne en indiquant qu’un groupe de travail sera formé avec la mission de réunir ensemble les signataires des trois accords. Dès le départ nous avons osé avoir la conviction que les acteurs sont de bonne foi. Nous sommes à un moment historique, nous allons suivre tout jusqu’à l’exécution de l’accord. Nous allons toujours rester, enchaîne-t-il, à jouer le rôle de complémentarité.

C. E /Image7

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