Carnaval à l’ère de Covid-19 : Haïti sur une autre planète

Alors que des pays imposent des restrictions strictes dans leurs pays, pour éviter l’augmentation de la maladie sur leur territoire. La population haïtienne, elle, battait au rythme effréné du compas à Port-de-Paix, invitée par un président en quête de popularité.

Normalement, il convient en particulier de se tenir à l’écart de tout rassemblement et d’être prudent à l’occasion des déplacements. Cette année la pandémie de covid-19, semble tout chambarder dans le monde, l’effervescence de la foule a été remplacée par des lumières pour rendre hommage aux victimes de la pandémie.

Déconnectées de la planète, les autorités haïtiennes, inconscientes ou ignorantes, livrent le peuple à la bamboche carnavalesque en pleine Covid-19. Et ceci, malgré le constat du Ministère de la Santé Publique et de Population (MSPP), de l’augmentation incontrôlable des cas de Covid-19 en Haïti. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la première Dame Martine Moïse dans son invitation au carnaval à la population, rappelle que la pandémie est toujours en Haïti et qu’il faut prendre des précautions.

Considérant que, des pays comme le Brésil, où son carnaval à été victime de la Covid-19, des policiers patrouillent pour éviter tout rassemblement ou fête clandestine, l’Angleterre qui vient tout juste de justifier, le lundi 15 Février sa décision d’imposer depuis la veille des contrôles à ses frontières avec la République Tchèque et l’Autruche et favorable au prolongement du confinement. En France une stricte limitation des déplacements pour enfin arriver à ralentir la progression du coronavirus dans le monde.

La velléité d’organiser le carnaval à Jacmel et à Port-de-Paix du président Jovenel Moïse en plein Coronavirus, déduit-il qu’il n’a rien à foutre d’une population qui n’a que sa vie à perdre ? Toutefois les autorités quoique conscientes de l’ampleur de la pandémie, et de la vulnérabilité du système sanitaire semblent n’avoir pas évaluer l’après-carnaval, ou seraient-elles prêtes à enterrer ses citoyens au lieu de prévenir la catastrophe ?

Wallace Elie
Communicateur Social /Journaliste.

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