Année scolaire 2021-2022 : l’entrée des classes est morose et inquiétante, regrette l’association professionnelle des écoles privées

La présidente de l’association professionnelle des écoles privées (APEPH), Marie-Marguerite B. Clérié, en analysant la conjoncture dans laquelle la rentrée des classes pour l’année académique 2021-2022, va avoir lieu, soutient ce 17 septembre 2021, au cours d’une interview que l’entrée des classes est morose et inquiétante. Le retour des élèves en salle de classe est toujours un exercice de traumatisme à répétition, se justifie-t-elle.

Que ce soit pour le 21 septembre ou 4 Octobre 2021, la rentrée des classes va se faire avec beaucoup d’inquiétudes. Les préparatifs scolaires sont au point mort. L’ambiance est morose, que ce soit pour les trois départements touchés par le séisme dernier ou le reste du pays, analyse Marguerite Clérié. 

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« À l’Ouest, les écoles subissent la loi des gangsters, à savoir Carrefour, Delmas et autres communes. Les ordures déversent dans les rues sous la passivité des Mairies. Les responsables sont absents à tous les niveaux, tance l’enseignante ».

Comme tout le monde, nous constatons que l’État n’était pas encore prêt comme à l’accoutumée, pour la rentrée des classes. Chaque année, c’est la même histoire, ils ont utilisé le passage du tremblement de terre comme prétexte pour reculer la date de la rentrée des classes. Ce n’est qu’une décision irresponsable car ils ont rien fait après, même tenter de soulager les parents avec la subvention des livres scolaires, crache la présidente de l’APEPH, sans langue de bois.

À part les divers problèmes confrontés par les parents, d’autre part, la rareté de carburant, l’indiscipline des chauffeurs dans les rues, sont parallèlement d’autres soucis auxquels les parents vont faire face. C’est tout un combat, argue Madame Clérié. Nous n’avons jamais progressé, nous reculons toujours. C’est vraiment déplorable, enchaîne-t-elle.

« Depuis 7 juillet 2018, il y a un exode naturel dans le pays, bon nombre de parents cherchent à mettre leurs enfants à l’abri en voyageant pour l’étranger. Nous perdons nos talents, des gens qui pouvaient être utiles à la République, mais nous ne pouvons pas les blâmer », souligne le numéro 1 de l’association professionnelle des écoles privées.

« Nous avons beaucoup d’inquiétudes en ce qui concerne le nombre de jours possible en salle de classe car il n’y a pas une paix d’esprit, un environnement serein. Le pire, les acteurs politiques luttent pour la prise du pouvoir, confie Madame Marguerite Clérié. Les enfants sont traumatisés, ils ne sont pas concentrés, ils sont passifs, poursuit-elle, comme des personnes qui vivent dans des pays en guerre ».

Que les autorités de l’État commencent à planifier l’année académique 2022-2023 car il est temps d’avoir des rentrées de classe paisibles et patriotiques, estime l’APEPH.

C.E/Image7

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