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Haïti : SOLÈY met en garde contre les risques de crise liés à la gestion du processus électoral

À l’approche des prochaines élections, les interrogations sur la neutralité des autorités haïtiennes prennent de l’ampleur. Dans une note publiée le jeudi 15 octobre 2026, le groupement politique SOLÈY, porté par l’économiste Etzer Émile, dénonce les insuffisances qu’il attribue au gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé et au Conseil électoral provisoire (CEP). La structure politique s’inquiète également des modifications apportées au décret électoral, qu’elle considère susceptibles de favoriser des intérêts particuliers et de fragiliser la crédibilité du scrutin.

Au cœur des préoccupations de SOLÈY figure la capacité du gouvernement à garantir des conditions équitables à l’ensemble des acteurs politiques. Le groupement estime que l’engagement du Premier ministre dans la mise en place de sa propre plateforme politique soulève des interrogations sur la neutralité de l’Exécutif dans l’organisation des élections. Selon cette structure, les hésitations et les décisions des autorités risquent d’alimenter la méfiance des partis et de la population envers le processus électoral. Cette prise de position rejoint les réserves exprimées par la Coalition des Forces Républicaines (CFR), qui s’interroge également sur l’impartialité du pouvoir en place.

Par ailleurs, SOLÈY conteste les derniers ajustements du décret électoral, estimant qu’ils pourraient ouvrir la voie à des arrangements favorables à certaines personnalités politiques. Le groupement redoute que ces changements, combinés à la persistance de l’insécurité, compromettent les conditions nécessaires à la tenue d’élections libres, crédibles et inclusives. Pour prévenir une nouvelle crise politique et institutionnelle, il réclame une révision du texte électoral, un calendrier adapté aux réalités du pays ainsi que des garanties concrètes sur l’indépendance du CEP et la neutralité du gouvernement. Il insiste également sur l’urgence de rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire afin de permettre aux citoyens d’exercer leurs droits politiques.

Au-delà des accusations et des divergences entre acteurs politiques, la confiance demeure un enjeu central pour l’avenir électoral d’Haïti. La capacité des autorités à démontrer leur impartialité, à justifier les modifications réglementaires et à créer un environnement sécuritaire favorable sera déterminante pour la légitimité du prochain scrutin. Face à la multiplication des mises en garde, le gouvernement et le CEP sont désormais attendus sur des garanties concrètes, au-delà des engagements de principe.

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