Élections

Présidentielle 2026 : aucune femme parmi les 11 candidats inscrits au CEP

Au 30 septembre 2026, les données publiées par le Conseil électoral provisoire (CEP) font état de 11 candidatures enregistrées pour la présidence, toutes masculines. Cette situation contraste avec les revendications régulièrement exprimées en faveur d’une présence accrue des femmes dans les espaces de décision politique.

L’absence de candidate à la magistrature suprême ne signifie toutefois pas que le processus électoral soit définitivement fermé aux femmes. Le CEP a prolongé jusqu’au 9 octobre la période d’inscription des candidatures, tandis que la liste définitive des candidats agréés doit encore intervenir après les étapes de contestation et de traitement des recours. Le calendrier prévoit notamment la publication de la liste définitive le 14 octobre.

Au-delà de la présidentielle, les chiffres disponibles montrent une participation féminine encore inégale selon les postes. Le tableau de bord du CEP affiche 22,5 % de femmes parmi l’ensemble des candidatures enregistrées, avec 15,5 % au Sénat et 6,9 % à la députation. À l’inverse, la proportion atteint 34,4 % pour les mairies, 33,5 % pour les CASEC et 38,2 % pour les ASEC. Le seuil d’au moins 30 % de femmes est notamment mentionné dans l’article 17.1 de la Constitution.

La présidentielle de 2026 met ainsi en évidence un écart entre la volonté affichée d’une participation politique plus inclusive et la composition actuelle des candidatures. Avec les inscriptions encore ouvertes et les validations à venir, la photographie du 30 septembre reste provisoire, mais elle relance déjà le débat sur la place accordée aux femmes dans la compétition pour les plus hautes fonctions de l’État.

Bouton retour en haut de la page