Jovenel Moïse décide de limiter les dégâts causés par l’opposition

L’exécutif a publié le 26 novembre 2020 dans le journal officiel « Le Moniteur », deux décrets qui lui donne le plein pouvoir sur ses opposants. Le président de la République s’impose comme un vrai dictateur qui impose ses règles, et que les autorités politiques auront toute la latitude de les appliquer à leur guise.

Un décret créant l’Agence Nationale d’Intelligence (ANI), ainsi qu’un décret portant sur le renforcement de la sécurité publique, en condamnant des pratiques haïtiennes pour dénoncer, révoltés, contre des dérives et mauvaises gestions dans l’administration publique.

Jovenel Moïse, ne pouvant pas bannir les mobilisations et manifestations de rues dans le pays contre sa gestion de l’administration publique, les attribue au « Terrorisme » et les reconnus coupables d’une amende d’un milliard de gourdes avec des peines allant jusqu’à 50 ans de prison.

Ce décret de l’exécutif, qualifie de terroristes les personnes qui commettent les actes suivants:

  • toute attaque volontairement à la vie d’un citoyen ou d’une citoyenne;
  • vols, incendie, et destruction des biens de l’état et du secteur privé, les groupes armés outre que la PNH, la fabrication et/ou en procession de substances explosives ;
  • procession illégale d’armes et munitions ;
  • tenter une attaque contre l’état et un groupe d’hommes ;
  • financer des groupes incendiaires (manifestants et autres);
  • barricader pour bloquer le passage à d’autres personnes ; refus d’un policier d’aider une personne en difficulté.

Ce sont entre autres les pratiques interdites par Jovenel Moïse et sont passives à une amende et de 30 à 50 ans de prison.

Ce décret veut mettre des brides à l’opposition, qui d’habitude dans les manifestations politiques pour réclamer le départ de Jovenel Moïse érige des pneus enflammés et des barricades pour attirer l’attention de l’international et le pouvoir en place.

L’exécutif et consorts, veulent-ils emprunter le chemin de la dictature dépréciée par la population haïtienne depuis 1986, sous les Duvaliers ?

Notons que le terrorisme désigne soit des actes violents – sabotages, attentats, assassinats, prises d’otages… – commis pour des motifs politiques par des individus isolés ou organisés, soit un régime de violence créé et utilisé par un gouvernement qui cherche à conserver le pouvoir face à des ennemis intérieurs ou extérieurs. Sur cette définition claire de l’encyclopédie Hachette, on peut déduire que le terroriste est toute « Personne qui utilise la terreur et la violence pour imposer ses idées politiques ou son autorité. »

 

Wallace Elie
Communicateur Social /Journaliste.

Bouton retour en haut de la page