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Jean-Charles Moïse cité dans un rapport de l’ONU sur un présumé réseau de contrebande d'anguilles en Haïti

Le nom de l’ancien sénateur Jean-Charles Moïse apparaît dans le dernier rapport du Groupe d’experts des Nations unies sur Haïti, dans le cadre d’une enquête portant sur un réseau présumé de contrebande et d’exportation de civelles. Le document met notamment en lumière les soupçons entourant un secteur peu réglementé, où se croiseraient intérêts économiques, influence politique et failles dans les mécanismes de contrôle.

Selon les éléments présentés par les experts, une enquête liée à un incident survenu le 20 décembre 2024 à Fort-Liberté aurait permis d’identifier un réseau qui mélangeait des marchandises provenant de fournisseurs illicites de la région et d’Haïti avant de les exporter sous une origine exclusivement haïtienne. Le rapport affirme également que des investigations conduites en juin 2026 par les services douaniers d’un État membre ont confirmé l’existence d’un circuit transnational spécialisé dans l’approvisionnement en civelles en provenance d’Haïti.

Le rapport pointe surtout la concentration du secteur entre les mains d’acteurs disposant d’importantes connexions politiques. Les experts affirment que Jean-Charles Moïse, dirigeant de Pitit Dessalines, exercerait une influence sur les structures chargées de délivrer les autorisations d’exportation et sur certains mécanismes douaniers. Ces affirmations, si elles étaient établies, soulèveraient de sérieuses questions sur la transparence des procédures administratives, la lutte contre la corruption et le contrôle des exportations de ressources naturelles.

Au-delà du cas de Jean-Charles Moïse, le rapport met ainsi en évidence les vulnérabilités d’un secteur où l’absence de régulation efficace peut favoriser les réseaux transnationaux. Les révélations des experts de l’ONU placent désormais les autorités haïtiennes face à un double défi : clarifier les responsabilités individuelles et renforcer les dispositifs de contrôle pour empêcher que les ressources du pays ne deviennent une source de financement pour des circuits clandestins.

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