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Clifford Apaid : « Il y a des bandits réputés dans les manifestations des ouvriers. Ils sont recrutés par des responsables de syndicat »

Les travailleurs du secteur textile ont boudé l’arrêté du gouvernement mi-février, fixant le salaire minimum à 770 gourdes et sont restés sur le macadam pour exiger 1500 gdes pour une journée de travail. Le vice-président de l’association des industries d’Haïti (ADIH), Clifford Apaid, fait savoir jeudi 24 février 2022 que l’institution qu’il dirige supporte l’ajustement de salaire mais que cela soit fait selon les normes internationales. En analysant le mouvement de revendication des salariés, M. Apaid affirme , « Des responsables de syndicat du secteur textile ont recruté des renommés bandits pour participer dans les manifestations des ouvriers ».

Ces bandits portent des cagoules, ils sont entrés à l’intérieur de plusieurs usines avec bâton en main, frappé et ordonné des travailleurs à laisser les entreprises, laisse croire l’entrepreneur. Personnellement, je ne connais pas les bandits mais j’ai l’habitude de les voir et entendre, à travers les médias. Ce qui est certain, nous savons qu’ils sont recrutés par des dirigeants de syndicat, insiste-t-il avec fermeté.

En réaction à cette affirmation de l’homme d’affaires, le syndicaliste Fignolé indique qu’il ne peut pas se positionner car il ne peut pas dire si c’est faux ou vrai tout en soulignant que ce soulèvement des ouvriers de factories est provoqué par la non volonté de l’État haïtien de respecter la loi. Il revient à la justice de faire lumière sur ces accusations, ajoute-t-il.

Clifford Apaid poursuit en expliquant comment ajuster le salaire au regard des normes internationales. « On doit considérer les conditions de vie de la population en général. L’ajustement doit toucher tous les secteurs d’activités. L’État doit créer emploi, garantir au moins les droits les plus élémentaires : Manger, logement, transport, entre autres ».

« Même quand les 1500 gourdes sont accordées aux ouvriers, elles seront toujours insuffisantes car les prix des produits seront augmentés aussi de façon automatique. En outre, un ouvrier, parfois a pour devoir de prendre soin de 7 à 8 membres de sa famille. Il faut travailler pour multiplier les emplois, analyse le responsable de l’ADIH ».

Chaque année nous respectons et appliquons toujours le salaire minimum communiqué par l’État même quand nous ne n’étions pas d’accord qu’il soit augmenté à ce taux, PM Ariel Henry le sait, mentionne Clifford Apaid.

C. E/Image7

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